samedi, 14 juin 2008

Démission

Mohammed Dine : il s’est présenté comme tête de liste du MODEM aux élections municipales de mars dernier. Il a sollicité vos suffrages, certains Clichois lui ont fait confiance, heureusement peu nombreux, car il vient déjà de démissionner, prétextant un manque de  disponibilité. Que croyait-il donc, qu’être élu à Clichy-sous-Bois est un poste de tout repos ?

Il va être remplacé comme tête des élus du Modem par Monsieur Beraïch, celui qui se fit élire en 2001 sur la liste de …Claude Dilain, et qui pendant la durée de son mandat, soit 7 ans, n’assista pas à plus de trois conseils municipaux !

Nul doute que certains électeurs vont regretter la confiance qu’ils leur ont accordée.

Plan banlieue

Le plan banlieue peut attendre : tel est le titre d’un article publié aujourd’hui par le journal « Libération ».

Je vous reproduis ci-dessous l’intégralité du texte. Il ne fait que renforcer l’inquiétude des socialistes clichois sur la réelle volonté de Nicolas Sarkozy de lutter contre les inégalités territoriales qui touchent si durement la ville. Il  nous interpelle sur les moyens qui seront donnés pour la poursuite du PRU actuellement en cours dans le quartier du Haut Clichy et aussi sur les possibilités de mettre en place un deuxième PRU dans les quartiers du Bas Clichy qui en ont pourtant un besoin urgent.

« D’aucuns verront dans le report «à une date ultérieure» du Conseil interministériel de la ville (CIV) une nouvelle preuve que la politique en faveur des quartiers en difficulté n’est pas considérée comme affaire prioritaire par le gouvernement. Ce CIV - présidé par le Premier ministre - devait se tenir lundi 16 juin à Meaux, l’une des villes symboles de la rénovation urbaine avec des opérations de réaménagement urbain à grande échelle menées dans les quartiers Beauval et Collinet. Matignon a tout bonnement appelé le secrétariat d’Etat à la Ville pour dire qu’il y «avait un problème de calendrier» et qu’en conséquence, la date prévue pour ce CIV était annulée. Un peu comme une banale réunion de service dans une entreprise, alors qu’un Conseil interministériel à la Ville réunit la quasi-totalité des ministres. Ils doivent, chacun dans leur secteur (emploi, éducation, santé, logement, sécurité… ) décliner les mesures en faveur des quartiers.

C’est dire qu’une telle grand-messe suppose en amont de la préparation, de la coordination, de la concertation. Un interlocuteur dans un ministère justifie cette annulation à la hussarde en raison«des agendas bousculés de deux à trois ministres». A Matignon, l’explication est encore plus hypocrite, puisqu’on prétendait hier, que la date de lundi n’avait «jamais été arrêtée officiellement». Or depuis belle lurette, de nombreux ministres avaient noté sur leur agenda «CIV à Meaux» au 16 juin.

Selon nos informations, le Conseil interministériel de la ville pourrait se tenir entre le 20 et le 30 juin. Mais il n’est pas impossible que le gouvernement ait cherché à se donner un peu de temps pour effectuer les derniers arbitrages. Parmi les mesures en discussion figure notamment la réforme de la DSU (dotation de solidarité urbaine). Depuis longtemps, les maires de l’association «Ville et banlieues», qui regroupe les communes pauvres ayant sur leur territoire des quartiers importants relevant de la politique de la ville (Vaulx-en-Velin, Sarcelles, Chanteloup-les-Vignes, Clichy, Montfermeil…) demande à ce que la DSU soit davantage ciblée sur leurs communes. Ils font valoir qu’en raison de leur très faible potentiel fiscal, ces collectivités ont un besoin impérieux de cette dotation d’Etat. Aujourd’hui, toutes les villes (y compris les plus grandes qui ont beaucoup de taxe professionnelle) touchent la DSU dès lors qu’elles ont un quartier sensible sur leur territoire. Fadela Amara est plutôt favorable à une mesure d’équité pour les communes les plus pauvres

Par ailleurs, l’examen de la prolongation au-delà de 2013 de la mission de l’Anru (qui finance la rénovation des quartiers) a été d’ores et déjà repoussé à l’automne. Chacun sait pourtant que dans cinq ans la réhabilitation des quartiers ne sera pas achevée. «En 2013, on sera au milieu du gué», a récemment admis Fadela Amara.

AM.

mardi, 26 février 2008

Rions un peu (tant qu'on peut encore)

L'"affaire" du salon de l'agriculture génère un nombre incalculable de commentaires dans les médias et sur internet, y compris (et hélas surtout) à l'étranger : Bush ne faisant plus grand chose d'extraordinaire, il semblerait que son remplaçant, en tant que concentrateur de moqueries et de haines, soit tout trouvé.

Dans quel état l'énervé laissera-t-il la France et ses institutions dans quatre ans et deux mois ? Nul ne le sait, car il peut encore nous surprendre, nous hérisser, nous révolter (tient ! Voilà une idée qu'elle est bonne : se révolter ! Et puis c'est bientôt l'anniversaire de Mai 68...).

Dans tous les cas, les institutions françaises ne ressortent pas grandies de ses frasques, et notre image en Europe, et dans le monde baisse au même rythme que sa cote de popularité.

Nul doute également que la trace qu'il laissera dans l'histoire n'aura rien à voir avec celle de De Gaulle dont il se réclame, mais se rapprochera beaucoup plus des présidents Paul Deschanel (Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Deschanel ) et Félix Faure (Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Faure ).

Aujourd'hui, dans Le Parisien, il déclare "j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre". Certes, surtout si on considère sa fonction et ses responsabilités. Imaginons qu'un dirigeant d'un autre pays l'agresse de la même manière : il appuie sur le bouton qu'aime tant Carla ? et après ? il déclare tel Petit Gibus "si j'aurais su, j'aurais pas v'nu" ? Ce sera, hélas, trop tard.

En attendant qu'il consulte un médecin spécialisé dans les boyaux de la tête des gens énervés, et tant que ce n'est pas interdit, rions un peu (jaune tout de même) avec ces illustrations glanées sur  l'excellent blog http://sarkostique.over-blog.com .

 

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dimanche, 24 février 2008

Mais jusqu'où s'arrêtera-t-il ?

A force de vouloir à tout prix poursuivre son objectif : "pas un jour sans une annonce qui fasse réagir, et oublier la précédente", notre sautillant président vient de se prendre les pieds dans le tapis, et risque de créer un grave précédent.

En effet, s'asseyant sur la décision du Conseil Constitutionnel, il souhaite tout de même faire appliquer immédiatement la loi sur l'enfermement des criminels dangereux et a demandé à la cour de cassation de se débrouiller avec.

Ainsi,  le Conseil Constitutionnel aura beau faire son boulot de garant de la Constitution, encadrer et valider certaines loi essentielles au bon fonctionnement de notre République, Sarko n'en n'a rien à pêter car ça freine sa marche (fuite ?) en avant.

Comme définit on déjà un homme d'état qui gouverne seul, passe en force quand ça ne marche pas en douceur, fait des annonces dont la démagogie transpire à chaque détour de phrase ? Un dictateur, non ? C'est ballot, on aurait un des rares dictateurs au monde ayant été régulièrement élu, et on voudrait donner des leçons au reste du monde ?

Ce qui ne plaît pas à Sarko, Sarko le balaye d'une déclaration péremptoire, et laisse ensuite sa cour se débrouiller avec.

Dans le cas présent, que va-t-il faire ? Demander la révision de la constitution ? S'entêter à vouloir passer outre ? Ou sortir de son chapeau une autre idée qui fasse vite oublier celle-là ?

Et les problèmes de logement ?  Le pouvoir d'achat ? Le Grenelle de l'environnement ? Les retraites ? Le plan banlieues ? Où en est-on ? 

Réponse de l'intéressé : "pas l'temps, pas l'temps, poussez-vous du milieu, faut qu'ça avance, hop hop hop !"

L'idéal serait qu'il prenne un calmant et qu'il se repose cinq minutes, ça nous reposerait aussi. La France et les français ne tiendront pas cinq ans à ce rythme là, ça lui pêtera à la figure avant.

JF 

jeudi, 17 janvier 2008

Les plus modestes financeront le logement social

Dernière inovation de notre gouvernement : face à l'inflation croissante, hausse du taux du Livret A, largement utilisés par nos concitoyens les plus modestes. Juste là, tout va bien.

Par contre, au lieu de calculer cette hausse de façon à donner une avance de 1,5% sur l'inflation, Fillon annonce avoir décidé que le nouveau taux serait de 3,5%, et non de 3,75% comme on l'espérait, vu qu'avec la hausse du barril d'essence, des produits alimentaires..., l'inflation en novembre s'affiche déjà à 1,9%.

Mais les journaux financiers rappelent que toute hausse inconsidérée du taux du livret A pénaliserait le coût du logement social ! Ce qui ne pourrait que déplaire à Sarkozy, qui d'ailleurs n'en avait presque pas dans sa bonne ville de Neuilly !  

Holà ! Priorité au logement social. Bloquons le taux à 3,5. Et expliquons que c'est déjà une avancée. 

En attendant, les plus modestes, ceux qui sont clients de La Poste et du Livret A, participeront à hauteur de 0,25% de leurs économies au financement du logement social. Celui que nombre d'entre eux attendent depuis des années. 

C'est que la France n'a pas d'argent, comme le rappelait fort justement Sarkozy lors de ses voeux aux Français. Il sait de quoi il parle puisque c'est lui qui a fait cadeau de 15 milliard d'Euro aux Français les plus riches.

On ne peut pas donner à tout le monde. Les autres seront priés de travailler plus.     

dimanche, 16 décembre 2007

Les belles promesses n'engagent que ceux qui y croient

bb3b5799a9f17297127814398659b445.jpgUn accord a été signé avec les "squatters de la rue de la banque" pour leur relogement, donnant ainsi un toit à 374 familles.
C'est bien. Mais il a fallu des mois de lutte, ponctués d'évacuations souvent brutales, des mois où des familles entières ont dormi à même le trottoir par tous les temps. mais, bon : ils ont réussi et c'est là l'essentiel.

Par contre, on n'a pas fini pour autant de voir des tentes sur les trottoirs ou en bordure des quais : on se souvient de l'hiver 2006-2007 au cours duquel l'association "Les enfants de Don Quichotte" avaient alerté l'opinion publique sur les conditions d'hébergement des sans-abris. Ils avaient obtenu le vote d'une loi sur le droit au logement opposable, et la promesse que 27000 places seraient mises à disposition des SDF.

Qu'en est-il aujourd'hui, alors que le plan grand froid est déclenché dans 20 départements ?

Christine Boutin a visité vendredi soir plusieurs centres d'accueil et a déclaré que "les objectifs en terme d'hébergement sont atteints". On pourrait donc croire que les 27000 places promises par Jean-Louis Borloo en janvier sont disponibles en cas de besoin. Que nenni ! Ce serait trop beau : il n'y a en fait que 14000 places disponibles, soit quasiment le même nombre que l'hiver dernier. Elle propose de faire ouvrir des équipements publics en cas de besoin, pour pallier au manque de places (par exemple des gymnases qui seront ensuite évacués par la police ?).

Augustin Legrand, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte estime avoir été roulé dans la farine. Il oubliait certainement qu'il se battait contre des moulins à vent, qui plus est en période électorale où toutes les promesses sont bonnes à faire...
Samedi, il a organisé un nouveau campement d'environ 250 tentes sur les quais de Notre-Dame. Lequel campement a été évacué manu militari par les forces de l'ordre : C'est clair, Chistine Boutin l'a d'ailleurs déclaré : elle ne tolèrera pas de nouveau campement.

Une fois de plus, des promesses ont été faites et ne seront pas tenues.
Une fois de plus, une fois de trop, des SDF vont mourir de froid cet hiver, malgré le dévouement de tous ceux qui se mobilisent pour eux.

Et pourtant, on ne peut s'empêcher de penser, fort naïvement il est vrai, qu'une partie des 14 milliards de cadeaux fiscaux fait aux plus riches l'été dernier aurait pu servir à sauver des vies cet hiver.

JF

vendredi, 14 décembre 2007

Le Père-Noël est une ordure

Entre ceux qui mangent leur chapeau, ceux qui ferment les yeux, ceux qui font semblant de croire qu'il a changé, et ceux qui le croient réellement, Kadhafi est aux anges et qualifie sa visite d'historique.

Il y a de quoi !

Il est historique qu'un "dictateur-terroriste" soit reçu en grandes pompes lors de la journée mondiale des droits de l'homme.

Il est historique que la France se rabaisse autant pour arriver à fourguer quelques beaux navions, se fasse piétiner pour une centrale nucléaire.

Il est historique qu'on nous prenne à ce point pour des idiots en nous faisant croire que, par la magie de cette visite, cet individu se transforme en Père-Noël venu nous apporter 10 milliards d'euros contre quelques contrats dont la plupart sont déjà négociés depuis belle lurette.

Il est historique que le moindre caprice de cet enfant gâté soit exécuté sur l'heure par notre président décidément en dessous de tout (fermer les ponts de Paris à la circulation pour une balade en bateau-mouche, c'est du jamais vu !).

Ce dictateur, qui serait d'opérette s'il n'était si dangereux, nous prend pour des guignols et doit vraiment se marrer en voyant toutes les courbettes qui lui sont faites pour des contrats qu'il n'a peut-être même pas l'intention de payer.

Merci à notre sautillant président de l'image que la France donne désormais dans le monde : un petit pays prêt à toutes les compromissions pour vendre des armes et du nucléaire à des malades mentaux.

Et demain ? C'est Ben Laden qui viendra faire ses courses ?

JF