mercredi, 29 septembre 2010
Gel des dotations aux collectivités : le coup de grâce
Le Ministre du Budget a annoncé hier, à l’occasion d’une réunion du Comité des finances locales le gel des dotations aux collectivités locales, confirmant ainsi un engagement du Chef de l’Etat.
L’annonce de ce gel, déjà évoqué il y a quelques mois par le Président de la République est un coup de grâce porté aux collectivités locales.
Nous avions déjà dû subir la suppression de la taxe professionnelle, la réforme territoriale et les transferts de charges non compensés (640 millions d’euros depuis 2004 pour le seul département de la Seine-Saint-Denis). Aujourd’hui, le gel des dotations aux collectivités grave dans le marbre l’étranglement financier des collectivités locales et la disparition de la solidarité nationale.
Une fois de plus, nous sommes les boucs émissaires d’une politique fiscale et budgétaire totalement laxiste, qui conduit aujourd’hui la France à connaître des déficits abyssaux, au nom d’une posture totalement dogmatique.
D’un côté, on maintient le bouclier fiscal, la TVA diminuée pour la restauration, la défiscalisation des heures supplémentaires, qui ont fait la preuve de leur inefficacité économique. De l’autre, on rabote 22 niches fiscales sur 468, on dérembourse toujours plus de médicaments, on asphyxie les collectivités locales.
Au final, ce sont une fois de plus les classes moyennes et les français les plus modestes qui paieront le prix fort de la cure d’austérité gouvernementale !
Claude Bartolone, député, président du conseil général de Seine Saint-Denis.
15:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 24 septembre 2010
Réforme des collectivités locales

Malgré l’inquiétude des élus locaux, le gouvernement vient de faire voter une nouvelle réforme qui va financièrement étrangler encore plus les villes comme la nôtre, avec pour conséquence l’augmentation de la fiscalité pour les contribuables. Cette réforme oblige en effet la ville à financer au minimum 30% d’un investissement et interdit, pour un même projet, de cumuler les subventions accordées par une région et un département.
Pour Clichy-sous-Bois, elle signifie :
• Recul des services publics : moins d’argent pour soutenir les associations (sportives, culturelles, citoyennes, de quartiers…), moins d’argent pour l’action sociale, moins de fonctionnaires donc un accueil de moins bonne qualité…
• Recul de la capacité à investir : cette réforme interdit le financement par plusieurs collectivités locales d’un même projet : elle ne nous aurait pas permis par exemple de reconstruire le gymnase Armand Desmet, qui a été financé par la ville, le département, la Région et L’État. De même nous n’aurions pu construire la prochaine Maison de la Petite Enfance…
Une autre réforme est possible :
il faut au contraire franchir un nouveau pas dans la décentralisation !
Pour les socialistes, il faut une réforme juste, solidaire, efficace et cohérente :
• Mettre la solidarité entre les territoires au coeur du projet : depuis des années, Claude Dilain plaide la cause des territoires oubliés de la République et réclame une juste solidarité. L’État doit garantir l’égalité d’accès des citoyens au service public.
• Donner aux collectivités territoriales les moyens de préparer l’avenir :
à Clichy, par exemple, nous aurons très vite besoin d’au moins une école supplémentaire, nous devons pouvoir continuer à être aidés pour la réaliser.
Moins d’aide pour les personnes âgées, les enfants, les collèges, les lycées... Chaque ville, chaque département, chaque région, est en danger ! C’est notre vie quotidienne que le gouvernement attaque.
C’est l’égalité républicaine qui est menacée.
20:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 07 septembre 2010
Grève : personne ne s'en est aperçu...
6 juillet 2008, devant un parterre d'UMPiste venu faire la claque, Sarkozy se fend de la phrase suivante, restée célèbre : " désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ". Résultat d'aujourd'hui, la réforme du tandem Sarko / Woerth met 2 millions de manifestants dans les rues françaises. Rien qu'à Paris, le cortège a du se scinder en deux pour avancer, tellement la foule était importante.
On parie que le président du pouvoir d'achat (qui reste toutefois " ferme et attentif ") va nous sortir un autre épisode de l'actualité pour détourner la conversation ?
18:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 06 septembre 2010
Retraites : Claude Bartolone appelle à une mobilisation massive
La mobilisation du 7 septembre contre la réforme des retraites marquera le coup d’envoi de la rentrée sociale. Je participerai aux côtés de toute la gauche et des syndicats rassemblés, à la manifestation parisienne, afin de marquer mon opposition à cette réforme injuste.
Cette mobilisation, que je souhaite massive, doit d’abord être l’occasion de dire non. Non à une vision d’expert-comptable de la réforme de notre système de retraites. Non à cette tentative brutale du gouvernement qui consiste à faire croire qu’aucune autre réforme n’est possible pour assurer la pérennité de nos retraites.
Cette mobilisation doit être aussi l’occasion de dire oui à une autre réforme des retraites. Une réforme qui garantisse le droit à la retraire à 60 ans, qui traite la question de la pénibilité et des inégalités femmes/hommes et qui repose sur un financement juste.
Le rassemblement des forces de gauche et l’unité des organisations syndicales nous confèrent une immense responsabilité, celle de proposer demain un débouché politique à cette contestation.
Je souhaite que nous portions ensemble quelques principes simples : d’une part, en 2012, nous abrogerons cette réforme ; d’autre part nous réhabiliterons le droit à la retraite à 60 ans parce que c’est un marqueur de la République sociale ; enfin, nous mettrons en place un mode de financement garantissant que l’effort ne soit pas supporté uniquement par les salariés.
Claude Bartolone, député, président du conseil général de Seine-Saint-Denis
16:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 02 septembre 2010
Seine Saint-Denis : l'accompagnement éducatif sabordé
En cette rentrée scolaire sur notre département, il apparaît que l’enveloppe financière consacrée à l’accompagnement éducatif (dispositif qui proposait aux élèves une aide aux devoirs, des activités sportives et culturelles) a considérablement diminué, jusqu’à 50% dans certaines écoles.
Cela est inacceptable ! Au moment où le gouvernement essaie de faire croire à une rentrée scolaire réussie, la réalité est toute autre.
La remise en cause de ce dispositif va peser sur les familles les plus modestes et sur les collectivités qui, une fois de plus, vont payer la facture de ce nouveau désengagement de l’Etat.
Un mauvais coup porté à l’Ecole publique, un nouveau coup porté à l’égalité des chances dans notre département.
Yannick Trigance, conseiller régional, le 1er septembre 2010
17:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation nationale
Rentrée scolaire catastrophique
Au regard de l’année scolaire qui s’annonce, certainement la plus terrible depuis que la droite est aux responsabilités, l’heure est grave pour l’Ecole de la République.
Mesure après mesure, réforme après réforme, sans aucun état d’âme, la droite met en œuvre une politique implacable de démantèlement du service public d’enseignement, sous le couvert fallacieux du seul souci d’améliorer l'efficacité du système éducatif.
A lui seul, l’exemple du premier degré , pierre angulaire de notre système éducatif, est significatif : qu’il s’agisse des dizaines de milliers de suppressions de postes -16 000 en cette rentrée, 42 000 postes depuis trois ans-, de la suppression programmée des enseignants des RASED, du déficit en postes de remplaçants, de la remise en cause de notre école maternelle ou encore de la disparition de la formation des enseignants au profit d’un compagnonnage bricolé dans l’urgence, toutes ces mesures traduisent la main mise de Bercy sur l’Ecole de la République.
Le second degré n’est pas épargné : alors que la Région dirigée par Jean-Paul Huchon a multiplié ces dernières années ses investissements et dispositifs pédagogiques au bénéfice des 480 000 lycéens franciliens, le surcoût financier de 20 millions d’euros pour l’achat des nouveaux manuels décidé brutalement par le Ministre (changement des programmes de seconde) va plonger toute la communauté scolaire (enseignants, parents, Région) dans la difficulté.
L’égalité des chances, la réussite scolaire de chaque enfant, la prise en compte d’une hétérogénéité grandissante dans nos quartiers passent par des conditions d’enseignement permettant le suivi individualisé et la prise en compte des besoins de tous les élèves.
C’est pourquoi, aux côtés des parents d’élèves et des enseignants, je demande les ouvertures de classes là où elles sont nécessaires, la scolarisation des enfants de moins de trois ans lorsque les parents en font la demande, les moyens nécessaires en remplaçants pour assurer la continuité du service public d’éducation, les moyens nécessaires pour permettre la décharge d’enseignement des directions d’école dans le premier degré, une dotation de l’Etat à la Région pour permettre le renouvellement des manuels scolaires,.
Le service public et laïque d’éducation doit garantir l’égalité des chances ainsi que la démocratisation de la réussite scolaire à chaque jeune, quels que soient son lieu de naissance et son origine sociale.
Pilier de notre République, instrument majeur de l’égalité entre tous les enfants, lieu d’émancipation et de socialisation, l’Ecole doit être une priorité, un véritable investissement sur l’avenir, en Ile-de-France, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs.
Yannick Trigance, conseiller régional, le 1er septembre 2010
17:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scolaire, ile-de-france
Monsieur Hortefeux, la "Fac d'été des milliardaires" vous dit merde.
Si le temps était frais et venteux à La Rochelle, la chaleur et l'apaisement était dans tous les cœurs des participants à cette université d'été du PS et du MJS.
Les 4000 militants présents étaient heureux de se retrouver pour débattre et participer à des ateliers d'un excellent niveau, et d'une variété telle qu'il n'était pas possible de tous les faire.
Mais avant tout, ce week-end était l'occasion de serrer les coudes et de raccommoder certaines dissensions nuisibles à la cohésion d'un grand parti comme le notre.
En effet, Dès l'ouverture, vendredi en début d'après-midi, les mots d'ordre étaient : "Union" et "ça suffit !".
- Union pour que tous les camarades oublient leurs bisbilles internes et leurs querelles d'ego.
Il est vrai que les ténors du parti ont tout fait pour, au moins en façade, faire oublier des querelles intestines ravageuses et démobilisatrices. Bien sûr, quelques conversations surprises çà et là entre les leaders des différents courants portaient plutôt sur le "grand absent" Strauss Kahn, et sur l'éventuel(le) candidat(e) pour 2012, mais les militants "d'extrême base" comme moi n'en n'ont un peu rien à faire. En effet, quel que soit le leader de la gauche (il faudra tout de même qu'il soit un peu de gauche ...) pour les présidentielles de 2012, il faudra vraiment faire bloc pour sa campagne sans aucune arrière pensée afin d'éviter de se tirer à nouveau une balle dans le pied (ça fait mal, surtout aux plus défavorisés).
- Ça suffit pour que la casse de la République organisée par Sarko et ses affidés soit enfin stoppée. En effet, il ne se passe pas de jour sans qu'une nouvelle atteinte aux droits des plus faibles ne soit mise en place, et sans qu'un cadeau de plus ne soit fait aux plus favorisés. Il est temps de stopper la course aux annonces, chacune destinée à faire oublier la précédente, créant ainsi une surenchère aussi inutile que scandaleuse. Sans parler de la "politique d'immigration" qui, au niveau atteint en ce moment fait plus penser aux rafles d'il y a 65-70 ans qu'à une gestion saine et humaine des flux migratoires.
Tous ensemble, nous sommes parvenus à la conclusion logique que si nous voulons enfin stopper la course à la démagogie, si nous voulons que les plus démunis ne le soient pas de plus en plus, si nous voulons que l'image de la France ne soit pas ternie, si nous voulons que la justice ne soit pas un vain mot, il n'y a qu'un chemin : une union complète et sans arrière-pensée des forces de gauche afin de mener les combats à venir ensemble. Sinon, nous courrons le risque d'une révolution au sens littéral du terme, les français en ayant plus qu'assez de subir la politique de Sarko et de voir ceux en qui ils placent leurs espoirs se "bouffer le nez" pour un peu plus de pouvoir.
JFQ
07:23 Publié dans Citoyenneté, Projet 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





