vendredi, 05 février 2010
Le logement est un droit, pas un privilège
La Fondation Abbé Pierre a rendu public son rapport sur le mal logement, et comme on le craignait les chiffres qui s'en dégagent sont consternants :
3 513 190 personnes sont très mal logées, ou n'ont pas de logement, dont : 100 000 sans domicile fxe, 509 140 privés de logement personnel (Hôtel, bidonville, camping etc…), 2 044 000 vivent dans des conditions très difficiles (mauvaise qualité du logement, surpeuplement accentué), 860 050 sont en situation d'occupation précaire (sous-locataires, occupants sans droit ni titre)
6 617 000 personnes sont dans une situation de fragilité à court ou moyen terme, dont : 875 000 qui vivent dans des copropriétés dégradées nécessitant une intervention publique, 1 412 000 vivent en situation d'impayés, 3 507 000 habitent dans des logements trop petits (hors surpeuplement accentué), 823 000 sont hébergés par de la famille ou des tiers.
Ce sont donc plus de dix millions de nos concitoyens qui vivent mal dans leur logement, ou qui n'en n'ont carrément pas. Cela représente plus de 15 % de la population. Mais, surtout, au-delà des chiffres, il y a des êtres humains, des femmes, des hommes et, surtout, beaucoup trop d'enfants qui souffrent et qui n'auront pas les même chances que les autres pour étudier, se distraire, se cultiver.
Il est reconnu que la précarité du logement joue non seulement sur la socialisation, mais aussi sur la santé : la tuberculose revient, le saturnisme est loin d'avoir disparu, et les maladies psychiques connaissent une croissance inquiétante.
De plus, pour ceux qui habitent dans des logements de mauvaise qualité, il y a un surcoût important de la dépense énergétique. Ainsi, les mal logés dépensent plus de 10% de leurs revenus en chauffage.
Mais, direz-vous, il y a la loi DALO ! A fin juin 2009, 97 197 recours DALO ont été déposés. 62 595 dossiers ont donné lieu à une décision, ce qui implique que 35,55 % des dossiers sont encore à l'étude, caractérisant un certain manque de moyens. 29 235 dossiers ont eu un avis favorable pour un relogement, et seulement 11 307 de ces dossiers ont donné lieu à une proposition concrète de logement. On voit là que malgré la loi, aucun moyen sérieux n'a été mis en place pour pallier au manque flagrant de logements sociaux.: seulement 38,68 % de propositions de relogement pour des dossiers considérés comme prioritaires par la loi. Cela marque l’échec de la politique de logement du gouvernement.
Le manque de volonté réelle de nos gouvernants se retrouve également dans le non respect de la loi SRU, dont un des articles est sensé obliger les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 habitants en Ile de France) à avoir 20 % de logements sociaux sur leur territoire.
Le non respect de cette loi n'est pas suffisamment sanctionné (les communes "achètent" leur non-respect de la loi par le paiement d'une taxe).
En Ile de France, en 2008, 83 communes sur les 181 concernées ne respectaient pas cette loi (Neuilly sur Seine et Le Raincy sont en tête du classement des hors la loi). Si une inéligibilité frappait les maires contrevenants, si leur commune était mise sous tutelle de l'État, il est sur que certains trouveraient alors les terrains qui leur font soi-disant si cruellement défaut… Il est tout de même honteux que le député-maire d'une commune voisine, expert en leçons données aux autres, fasse obstruction à cette loi pendant que sur son territoire on trouve des terrains pour réaliser des immeubles de haut de gamme.
Seule une volonté forte de cet État peut renverser la vapeur : Mesdames et Messieurs nos gouvernants, il est grand temps de remplacer les déclarations faites la main sur le cœur en hiver par un véritable plan d'urgence pour le logement social en utilisant tous les moyens existants. Il devient urgent d'organiser la réquisition des logements laissés vacants par les investisseurs (dont la plupart sont les banques et les assureurs, ceux-là même qui criaient misère il n'y a pas si longtemps et pour lesquels on a su trouver des milliards…). Il devient urgent de lutter efficacement contre les marchands de sommeil, véritables salopards qui exploitent la misère. Il devient urgent de durcir la loi SRU, il devient urgent de construire plus de logements sociaux.
En guise de conclusion, je veux rappeler à notre sautillant président une déclaration qu'il fit le 18 décembre 2006 :
"Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. … Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine…. "
Et bien qu'il se rassure : du 1er janvier au 21 décembre 2009, 338 personnes sans domicile fixe ne dorment plus dehors : ils sont morts.
Jean-François
22:19 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : logement, logement social
vendredi, 29 janvier 2010
Frêche...
Comment Frêche peut-il sortir une pareille ânerie ? Comment peut-il aggraver son cas en prétendant que ses paroles ont été déformées ?
Comment peut-il se maintenir maintenant ?
Combien de socialistes se détourneront-ils du parti avec un pareil numéro, si le parti ne réagit pas fermement ?
On a envie de lui dire : casse toi ! Point.
17:02 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 23 janvier 2010
Vive la France !
Ils sont cent vingt quatre.
Cent vingt quatre hommes, femmes et enfants.
Cent vingt quatre victimes de l'exploitation de pourritures sans vergogne qui leur ont pris un maximum d'argent pour les emmener, disaient ils, vers une démocratie où ils seraient beaucoup mieux que dans leur pays.
Ils ont été débarqués en Corse par leur passeur, abandonnés sur une plage.
Quand ils ont su qu'ils étaient en France, ils ont du se dire qu'ils étaient sauvés, que le pays des droits de l'homme, sans forcément les accueillir à bras ouvert allait au moins leur laisser leur chance.
Ils pensaient avoir le temps de faire valoir leur droit, de demander un asile, de demander des papiers.
Et bien non, un ministre qui n'a pas plus de compassion que les passeurs qui les ont amenés là les a fait diriger vers les centres de rétention. En prenant bien entendu le soin de les éparpiller vers Marseille, Lille, Rennes, Nîmes, Toulouse et Lyon.
Et puis, plus tard, discrètement, on les renverra chez eux, vers leur misère. Après tout, c'est loin, cela ne nous regarde pas.
Et puis, on s'étonnera lorsque certains siffleront la Marseillaise ou bruleront le drapeau national, alors, on nous reparlera d'identité nationale en oubliant que les salopards ne sont pas seulement ceux qui exploitent la misère humaine, mais aussi certains qui sont aux manettes de notre beau pays des droits de l'homme.
Jean-François
21:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : besson, sans papier
mardi, 19 janvier 2010
Débat Huchon / Pécresse
Un débat entre Mme Pécresse et M. Huchon aura lieu en direct le 10 mars à 19 heures sur Public Sénat, a indiqué lundi après-midi à l'AFP la chaîne parlementaire. Tous à vos télés ce jour là ! Prévenez vos voisins.
Les élections régionales auront lieu les 14 et 21 mars.
08:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : huchon
lundi, 18 janvier 2010
Tracts au centre Leclerc
Distribution de tracts ce samedi au centre Leclerc. Toujours un bon accueil, tant par les clients, que par le personnel du centre. Voir le tract.
08:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : huchon, kachouri
samedi, 16 janvier 2010
Ce bon Monsieur Besson …
Jeudi 14 janvier, alors que le monde entier se penche au chevet des sinistrés Haïtiens, alors que nous nous sentons tous solidaires de la détresse de ce peuple si souvent mis à l'épreuve, alors que les images d'horreur défilent sur les écrans, notre tournicotant ministre de l'immigration Eric Besson n'a rien trouvé de mieux que de se faire mousser en déclarant officiellement avoir donné " instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d'origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national.".
Comme s'il fallait une déclaration officielle pour souligner cette évidence !
Et je suis convaincu qu'il est certain d'être "bon prince" et qu'il est fier de ce "geste d'humanité".
Honte à toi ô fétide suppôt de Sarkozy. Honte à toi ô ministre de la honte nationale.
Bien sûr qu'il faut stopper les expulsions vers tous les pays en détresse, et pas seulement lorsque la catastrophe est arrivée, bien sûr qu'il faut faire preuve d'humanité envers ceux qui souffrent. Cela est-ce si loin de ton éthique qu'il faille t'en glorifier ?
Actuellement, des millions de personnes font des dons pour Haïti, sans l'étaler sur la place publique. Pour certains, ces dons représentent un sacrifice financier. T'es tu demandé pourquoi ces citoyens de toutes les nations font cela ? Tout simplement car ils se sentent en phase avec une solidarité entre tous les peuples, une espèce d'"identité mondiale".
Mais tout ceci te semble un peu compliqué ? Alors on va te laisser à ton "identité nationale" étriquée et passéiste, digne des années noires de l'Histoire de France. Et si jamais l'Histoire se souvient de toi, ce sera comme étant celui qui a expulsé des malheureux migrants vers des pays en guerre ou incapables de les nourrir. Ta pitoyable tentative de récupération ne laissera, elle, d'autre trace que la colère légitime qu'elle aura suscitée.
Jean-François18:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : besson
vendredi, 08 janvier 2010
Calmat et le T4
La concertation - exigée par la ville de Livry Gargan - a été conduite jusqu'à fin octobre 2009 sous le contrôle du garant M. Jean-Luc Mathieu, nommé par la Commission nationale du débat public. Chargé de veiller à la libre expression des différentes opinions et à la qualité de l’information, il s’est assuré qu’aucun tracé ou projet alternatif ne puisse être exclu de la concertation. Cette concertation a été menée avec une totale liberté de s'exprimer, en totale démocratie. Elle est maintenant terminée et le STIF (Syndicat des transports d'ïle de France) a approuvé les conclusion et le tracé du tram dans Clichy et Montfermeil, prises dans la transparence, la concertation et l'intérêt public. Les études se poursuivent toutefois pour déterminer le meilleur tracé dans Livry et Pavillons.
Il serait choquant - voire insultant pour les autorités ayant présidé à ces conclusions - d'en contester le résultat.
C'est pourtant ce que fait M Calmat, maire de Livry, qui, n'étant pas à une contradiction près, n'accepte les résultats de la concertation qu'il a lui-même demandée que s'ils l'arrangent. Il n'hésite donc pas à déclarer en page 7 du bulletin de sa ville "Le STIF s'est prononcé (...) sur le bilan de la concertation relative à ce projet. Il a retenu comme tracés de référence pour la réalisation du dossier d'enquête public les tracés 3 et 4. Le Conseil municipal a vivement réagi face à cette décision en adoptant à l'unanimité des votants une motion qui rejette cette conclusion." La motion en question : "Le Conseil municipal, ... conteste les conclusions tirées de cette concertation par le STIF, déclare que les hypothèses retenues (tracé 3 envisageant notamment la création à titre conservatoire vers Bondy et Aulnay-Sous-Bois et variante par le tracé 4) sont inacceptables en terme d'aménagement urbain et d'infrastructures de déplacements pour la ville de Livry-Gargan."
On est toujours surpris de voir ce que pèsent aux yeux de M Calmat, et ce depuis des années, l'intérêt public et les habitants des villes de Clichy et Montfermeil...
20:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : calmat, tram, livry-gargan





