vendredi, 31 octobre 2008

Voulez-vous aider les Rased

Voulez-vous aider les Rased (réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté) ? Et donc aider les maîtres G et E, spécifiquement formés et menacés de disparition, et finalement aider les enfants ?

C'est facile : signez la pétition. Déjà plus de 84 000 signatures.

Plusieurs Rased sont actifs sur Clichy-sous-Bois. Accepter la suppression des maîtres G et E, c'est accepter la suppression d'une aide efficace pour vos enfants à Pasteur, à Vaillant-Couturier, à Joliot-Curie...

Pour vous faire une idée de ce que sont les Rased, faites une petite recherche dans votre moteur favori. Juste un article ? Lisez ou écoutez le Café Pédagogique sur ce sujet.

lundi, 27 octobre 2008

Contre la suppression des Rased

Le Parti socialiste dénonce et s’oppose à la suppression, annoncée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy dans le cadre du budget 2009, des 3 000 postes d’enseignants (postes E et G) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.


Au moment où le ministre Darcos prétend lutter contre l’échec scolaire, cette mesure - qui annonce la suppression pure et simple des RASED d’ici 2012 - va de fait priver des dizaines de milliers d’élèves des aides spécialisées mises en œuvre dans le cadre de pédagogies différenciées, aggravant ainsi les inégalités entre les élèves.

Ces suppressions de postes d’enseignants spécialisés, ajoutées aux 10 500 autres suppressions de postes, s’inscrivent dans une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d’enseignement, alors même que l’Ecole publique et laïque devrait être au cœur des priorités de notre pays.

La mise en place des deux heures d’ « aide personnalisée » et les stages de remise à niveau  ne peuvent en aucune manière se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’Aides qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

C’est pourquoi, aux côtés des enseignants et des parents d’élèves, le Parti socialiste demande :
-    le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et de ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’éducation nationale),
-    l’abandon par le gouvernement de la suppression des 3 000 postes,
-    et que l’Education soit remise au cœur des priorités du budget de notre pays.

L’Ecole publique ne doit pas être considérée comme une charge mais comme un investissement sur l’avenir, pour l’égalité des chances et la réussite de tous les élèves.

Y.Trigance

mercredi, 22 octobre 2008

Tram-1 : on n'a pas été informés

Un des arguments cités dans la plaquette contre le tram tel que nous le souhaitons est que les élus de Livry-Gargan n'ont pas été informés de l'avancement des études faites par le Syndicat des Transports de l'Île-de-France (STIF), ont tout découvert trop tard.

Lire à ce sujet l'extrait du discours que faisait Pascal Popelin, 1er maire adjoint de Livry-Gargan, lors de la pose de la première pierre des immeubles construits dans le cadre du PRU, le 13 mars 2007. "Je me réjouis que les nécessaires études techniques de faisabilité et de recherche du bon itinéraire -qui demandent un travail fin et sérieux- avancent à un bon rythme et que ce dossier puisse bientôt être pris en compte par le Syndicat des transports  d’Ile-de-France,  courant  avril  semble-t-il,  d’après  les  dernières  informations  dont  je dispose." dit-il. Apparemment, cet élu, proche de Calmat, suivait le dossier et se disait informé du bon déroulement des études...

Pourquoi ce travail "fin et sérieux" est-il maintenant critiqué ? Parce que les solutions maintenant préconisées passent toutes les deux sur le territoire livryen (voir plaquette page 3) ? Les bonnes solutions ne serait-elles que celles qui passent par Sevran ou Le Raincy ? Serions-nous interdits de passage à Livry-Gargan ?

Lien vers le discours de Pascal Popelin disponible sur son site http://www.pascalpopelin.fr/

vendredi, 17 octobre 2008

Réquisitoire contre un tram utile

Après la séance du conseil municipal (voir le résumé du 15 octobre), le maire de Livry-Gargan, Alain Calmat, fait distribuer une somptueuse plaquette intitulée "note d'information aux Livryens" décrivant les avantages du tracé qu'elle préconise, un débranchement par le Nord, et revenant largement sur les inconvénients qu'elle dénonce, qui seraient causés par le tracé que nous préférons, un débranchement par le sud.

Bien sûr, nous reviendrons largement sur ce point. Bonne lecture.

mercredi, 15 octobre 2008

Désenclavement : la gauche livryenne est contre

Désenclavement de Clichy-sous-Bois-Montfermeil.

Un tramway vers la ligne des Coquetiers ? Au conseil municipal de Livry-Gargan, la gauche unanimement et résolument contre !

Ayant eu connaissance que la ville de Livry-Gargan avait mis à l'ordre du jour de son conseil municipal du 25 septembre l'adoption d'un vœu concernant le "désenclavement du plateau Clichy / Montfermeil ", nous avions décidé d'y assister, Olivier Klein premier adjoint au maire de Clichy-sous-Bois et moi. Nous ne le regrettons pas, cette séance ayant été très instructive.

Ce point précis ayant été très nettement séparé des autres points à l'ordre du jour, une mise en scène soigneusement préparée en soulignant le caractère solennel et dramatique. Le maire, Alain Calmat en présenta les raisons.

" Il faut que tous ceux qui font des pressions considérables sachent que Livry-Gargan ne se laissera pas faire, ne laissera pas faire n'importe quoi ! Nous approuvons totalement le désenclavement de Clichy-sous-Bois Montfermeil si tant est que l'on puisse parler d'enclavement !

Il faut rappeler que la voie de désenclavement Est avait été refusée par le maire de Clichy-sous-Bois dès son élection en 1995 alors qu'elle était financée. On pouvait rejoindre le RER B avec une facilité déconcertante" (Sur ce point précis, rappelons qu'une des raisons de la victoire de C. Dilain et son équipe en 95 est précisément d'avoir pris en compte la volonté majoritaire des Clichois qui refusaient cette voie expresse, prétexte d'un pseudo désenclavement, qui avait pour principale caractéristique de couper la ville en deux, au sens propre du terme) Et le maire de Livry de poursuivre :" les voies NATURELLES pour les Clichois (pour rejoindre un RER) sont Gagny, Le Raincy, Chelles, en aucun cas par Livry-Gargan. Le futur bus (?) Livry-Pantin devrait répondre aux besoins des habitants du Plateau.

Le débranchement du Tram train pose des problèmes insurmontables, sur la R N 3 et même sur la ligne des Coquetiers, il signifierait une RN 3 totalement paralysée! C'est inacceptable, nous sommes dans une situation difficile, et face à une pseudo concertation... Pour Mme Fadela Amara c'est devenu emblématique... il faudra tenir compte de Livry-Gargan. Les Livryens ont la possibilité de s'organiser pour-mettre ce projet en échec. Chacun prendra, ses responsabilités. Nous ne nous laisserons pas bâillonner! Il faut refuser ce projet inacceptable, incohérent. On peut faire mieux et moins cher. Le plus logique serait de passer par l'avenue Thiers (au Raincy)."

Il revint ensuite au Directeur général des services techniques de Livry-Gargan, Monsieur Martinez, de présenter aux élus et au nombreux public présent, à l'aide de diapositives, les deux tracés étudiés par le STIF. Visiblement mandaté pour cela, le DGST a dressé un tableau apocalyptique des menaces qui pèsent sur les malheureux Livryens, ponctuant chacune de ses affirmations de ils ont décidé, ils veulent, ils désignant les forces occultes et maléfiques qui menacent Livry-Gargan ! On comprend aisément, devant un tel tableau, l'angoisse tangible des personnes présentes dans la salle, on pouvait imaginer sans peine le filet de sueur glacée par l'épouvante coulant sur leurs échines :

Apocalypse now!

Olivier Klein me rappelait en aparté que Monsieur Martinez qui, en compagnie de Monsieur Le Bozec, adjoint au maire de Livry, a assisté à toutes les réunions de concertation et de préparation de ce projet n'a JAMAIS émis le moindre avis, fait le moindre commentaire approbateur ou désapprobateur sur quelque aspect que ce soit, ainsi que l'élu d'ailleurs. Une passivité étrange alors des représentants de Livry-Gargan (parce que persuadés qu'il ne verrait jamais le jour ?) il est vrai largement rattrapée ce 25 septembre.

Après un court débat au cours duquel Pascal Popelin a rappelé que récemment candidat à la députation il avait fait sienne cette nécessité du désenclavement du Plateau de Clichy-sous-Bois / Montfermeil, mais cependant a-t-il ajouté " on ne peut solutionner un problème en en créant un autre ailleurs. La solution proposée est dramatique pour les riverains, les écoles, les commerces, il y a urgence d'un désenclavement efficace, la solution proposée n'est pas efficace ". Mme Monique Govet élue communiste, voyant là une gravissime atteinte à la démocratie ! a assuré Alain Catinat de son soutien indéfectible. Seul un élu dont à ma grande honte je n'ai pas retenu le nom, semble avoir ce soir là raison gardée, en rappelant avec bon sens qu'un transport n'était pas destiné à mener nulle part, et qu'il ne pensait pas que contrairement à ce qui a été affirmé par certain, le maire de Clichy-sous-Bois n'a pas sorti dans la précipitation de son chapeau cette demande, pressé qu'il était par les émeutes de 2005!

Le conseil de Livry-Gargan a donc adopté à l'unanimité moins deux abstentions d'élus de l'opposition le vœu suivant :

"L'implication de la Commission Nationale du Débat public et la participation des administrés dans le cadre de la procédure de concertation préalable n'ont de sens que si tous les scenarii alternatifs sont étudiés. Le Conseil municipal demande donc au STIF que toutes les variantes de tracés et de modes de transports soient présentées lors des procédures de débat public et de concertation préalable".

Un vœu "modéré" au regard des propos qui ont précédé son adoption. Mais, comme l'a rappelé le maire de Livry, les procédures peuvent durer cent ans !

Georges Malassenet, L’Hebdo de Clichy-sous-Bois & Montfermeil

mardi, 14 octobre 2008

Voeu de la municipalité sur le refus de mettre en place le Service Minimum d'accueil

Les élus municipaux présents lors du conseil du 14 octobre ont unanimement adopté le voeu suivant :

" Suite à la journée de grève dans l'Education Nationale le 7 octobre dernier, la municipalité de Clichy-sous-Bois dénonce la mise en place sous contrainte du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires prévu par la loi du 20 aout 2008.
La municipalité considère que les villes n'ont pas à se substituer à l'Etat dans le cadre d'un conflit qui l'oppose à ses propres agents. L'Etat est d'ailleurs le mieux à même de garantir la continuité de ce service public.
De plus, compte tenu du délai minimum pour déposer un préavis de grève, les mairies se trouvent dans l'incapacité d'assurer l'accueil de jeunes élèves dans des conditions de qualité, d'information des parents et de sécurité satisfaisantes. Les agents de mairie, dont le temps de travail est déjà occupé à des tâches indispensables, ne sont en effet pas formés pour encadrer ou instruire de jeunes enfants.
Cette loi aboutit par ailleurs à un nouveau transfert de charges aux communes, insuffisamment compensé par l'Etat.
Dans ces conditions, la municipalité refuse la mise en place du service minimum d'accueil.

Le conseil municipal est appelé à adopter le vœu refusant la mise en place du Service Minimum d'accueil. "

L'obligation de remplacer les enseignants absent n'est que l'une des mesures imaginées par M Darcos, ministre de l'Education nationale, pour déconstruire le service public de l'Education. Le Socialiste clichois y reviendra sous peu.

Voir par ailleurs la suite judiciaire donnée à cette mesure.

vendredi, 10 octobre 2008

Réforme du lycée : attention danger !

Communiqué de Claude Bartolone

Comme beaucoup, j'ai lu avec effarement Le Journal du dimanche du 5 octobre 2008 qui annonce « en exclusivité » l'incroyable programme pour les lycées, qui serait applicable dès la rentrée 2009.

« En juin prochain, le lycée d'aujourd'hui aura vécu. (...) Poussé par l'Élysée », le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos devrait annoncer officiellement dans les jours qui viennent trois bouleversements majeurs :

1) Une réduction drastique des horaires en lycée. Les heures de cours ne seraient plus que de 27 heures par semaine au lieu de 28h à 35h. Les récentes suppressions de postes d'enseignants devaient sans doute exiger cette mesure novatrice !

2) Une formule compliquée d'options (« modules exploratoires » ou d'« accompagnement ») qui aurait l'originalité d'être à rythme semestriel, soit deux demi-années scolaires au lieu d'une, et donc la fin de la « classe » comme facteur de socialisation et de solidarité. C'est, selon le propre aveu de Xavier Darcos, le « lycée à la carte ». Il ne fera pas bon pour un professeur de s'être montré exigeant et trop peu démagogique au premier semestre, s'il veut retrouver des élèves candidats au module du seconde semestre... A ce compte, autant faire noter les professeurs tout de suite par les
élèves et les payer selon les résultats.

3) Et pour finir, cette nouvelle effarante. La suppression pure et simple de l'histoire-géographie et des sciences économiques du « tronc commun » obligatoire en première et en terminale. Certes, ce sera aussi le cas des mathématiques, mais ceux-ci n'en souffriront pas, restant matière dominante à sélection pour la filière Scientifique, hypocritement rebaptisée « dominante sciences » pour les futurs cadres de la société, tandis que la filière Littérature deviendra « Humanité (au singulier ?) et arts ». Il est évident que la disparition de ces cours obligatoires sera étendue par la suite en amont, au collège, et en aval, à l'université. C'est là l'annonce la plus choquante : seuls les régimes totalitaires s'en étaient pris jusqu'à présent à l'enseignement de l'histoire et de la géographie, matières essentielles à l'éducation républicaine des futurs citoyens.

jeudi, 09 octobre 2008

L'école, service minimum

Les maires ou représentants des 26 villes de gauche de Seine-Saint-Denis ont expliqué lundi pourquoi, contrairement à Paris, ils n'organiseront pas de service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève, à commencer par mardi. "Nous refusons d'être complices d'un gouvernement qui remet en cause le droit de grève et la qualité même du service public de l'Education nationale", a prévenu Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, en lisant une déclaration commune aux élus, parents d'élèves et représentants d'enseignants (FSU, Snuipp, SE Unsa, Sgen Cfdt, CGT Education).

Claude Dilain, qui préside l'Union départementale des élus socialistes et républicains, a par ailleurs estimé que "ce n'est pas normal que dans
des compétences régaliennes de l'Etat, le gouvernement se décharge sur les collectivités". Jugeant tour à tour la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) "inique" ou "inapplicable", les représentants Verts, PS, PCF, radicaux citoyens et radicaux de gauche ont aussi mis en avant des raisons pratiques (problèmes de recrutement, de sécurité et de responsabilités) pour refuser ce qu'ils jugent être une "garderie improvisée".

Darcos, le ministre, a demandé au préfet d'assigner en référé les maires récalcitrants. Aussitôt dit, aussitôt fait - ou presque - puisque le tribunal a estimé compte tenu des délais, plus rien ne pouvait être entrepris : « La présente requête étant parvenue au greffe du tribunal le 6 octobre 2008 à 21 h 39 (…), il apparaît que, dans les circonstances de l’espèce, aucune mesure utile ne peut plus être utilement ordonnée ce jour pour contraindre le maire à assurer l’accueil des enfants scolarisés », conclut l’ordonnance du juge des référés envoyée aux maires dans la journée d’hier.

mardi, 07 octobre 2008

Bouclier fiscal

Vous voulez des nouvelles du bouclier fiscal, le machin qui coûte 250 millions d'euros par an à la France ? Lisez Le Figaro, généralement bien informé sur les niches et autres moyens d'échapper à l'impôt. Franchement, ça vaut le détour.

Le plan banlieue ? Circulez, rien à voir.

Toutes les notes