dimanche, 22 mars 2009

En France, quand il y a une grève...

... Personne ne s'en aperçoit plus, avait dit Sarkozy à ses militants, il y a quelques mois.

Depuis il y a eu celle du 17 janvier et celle du 19 mars. Et ce n'est pas fini, Sarkozy ne s'étant même pas donné la peine de rectifier. Concernant cette dernière manifestation, jamais il n'avait réuni autant de personnes dans la rue, entre 1,2 millions selon la police (dont 85000 dans Paris) et 3 millions selon la CGT, soit autant que contre le CPE .

Et les Français, qu'en pensent-ils ? Selon une enquète IFOP des 12 et 13 mars auprès de 965 personnes, 78% l'estime justifiée (record depuis plus de 10 ans) dont 53% de sympathisants UMP. Même les militants UMP commencent à trouver le temps long et constatent que, sur les marchés, les mines s'allongent à leur passage.

Morosité aussi à l'INSEE : prévision de recul du PIB 2009 de 2,9% et le premier semestre se solderait par la disparition de 330 000 emplois. Soit quasiment autant en six mois que la totalité des destructions annoncées pour la totalité de l'année 2009 par le gouvernement. Autrement dit le gouvernement essaye de berner les Français. Après cela allez vous étonner qu'ils soient fâchés après lui !

lundi, 03 novembre 2008

Sarko le clairvoyant

Sarkozy le clairvoyant.jpgExtrait du site de l'UMP, la position de Sarkozy sur les crédits hypothéquaires :

"Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'État intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.

Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants." (Interview à la Vie Immobilière, octobre 2006)

C'est exactement ce qui se passait aux US, avant la crise. On est donc frappés par la clairvoyance du président.

Et puis manque de bol. Les banquent "titrisent" les crédits difficiles placés à taux variables chez les moins fortunés, les taux montent, le marché immobilier s'enraye, on expulse à tour de bras, toute l'économie se casse la figure.

Heureusement que - sur ce point - il n'a pas fait ce qu'il a dit. Hélas, sur d'autres, c'est déjà démoli : santé, retraite, école, droit du travail...