jeudi, 05 février 2009

Recensement

La population de Clichy-sous-Bois s'accroit à chaque recensement. 29 601 habitants maintenant, selon la "population légale 2006" qui vient d'être annoncée. Nous nous rapprochons de plus en plus du cap des 30 000 habitants, sans l'atteindre pour l'instant, on se demande pourquoi...

Pourtant, chaque année, l'Inspection académique annonce des fermetures de classes dans nos écoles.

Sont annoncées pour la rentrée de septembre 2009, près de chez vous : une fermeture à Joliot Curie 2, une à Barbusse 2, une fermeture bloquée à Pasteur. Situations à suivre à Jules Renard 2 et Paul Vaillant-Couturier 1 élémentaire.

Ceci est bien sûr à ajouter aux 15 000 suppressions de postes dans les RASED nationaux, dont l'impact local n'est pas encore avoué et à la suppression des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).

J'oubliais : les moins de 3 ans ne sont plus scolarisés et la 1ère année de maternelle est en sursis.

Grâce à ces mesures, l'école française du premier cycle se situe en seconde position des pays les moins chers de l'OCDE, derrière l'Allemagne.

Quoi, l'illettrisme ? Quel rapport ?

vendredi, 30 janvier 2009

Difficultés du recrutement pour le service minimum d'accueil

Après avoir tenté d'embaucher les enseignants retraités de Loire Atlantique, l'inspection académique du Maine et Loire questionne maintenant les proviseurs de son département.

Cher proviseur, avez-vous sur vos bancs quelques élèves "majeurs, en formation de BEP sanitaire et sociale ou d'aide soignant" qui seraient volontaires pour un travail de briseur de grève au cas où leur emploi du temps le permettrait ?

Vous serez remarquerez les qualifications nécessaires, chers parents, pour garder vos enfants : majeur, c'est la moindre des chose, en formation de Brevet d'Enseignement Professionnel. Le BEP lui-même n'est pas requis, il suffira aux impétrants d'être en formation.

Cela devrait rassurer totalement les parents quant à la qualité de l'accueil dans leurs écoles !

mercredi, 28 janvier 2009

Le Service Minimum d’Accueil, une loi dangereuse et inapplicable

Communiqué de presse des élus socialistes et républicains.

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Demain, la majorité des syndicats appelle à la grève et à la mobilisation générale.

Les enseignants de l'éducation nationale comme les agents communaux et les agents du secteur des transports seront nombreux à cesser le travail. Malgré cela, Monsieur DARCOS déclare que le Service Minimum d’Accueil fonctionnera.

Comment ? Avec quels agents ? Dans quelles conditions d’accueil ? Il n’en dit rien. L’Inspecteur d’académie, conscient des difficultés, a récemment invité par courrier les maires à faire appel aux étudiants et à toute personne titulaire d’un CAV ou d’un CAE (contrats précaires) rappelant « qu’aucune qualification particulière n’est demandée » !

Les maires des villes socialistes et apparentés de Seine-Saint-Denis, attachés à la qualité des services rendus à la population et à la sécurité et au bien être des jeunes élèves, refusent de faire preuve de la même irresponsabilité. Il faut se rendre à l’évidence : l'accueil des enfants scolarisés en primaire et maternelle dans des conditions de sécurité et d'encadrement correctes, est impossible lors d’une grève des enseignants.

Face à ce dispositif dangereux, ils alertent à nouveau les parents : jeudi 29 janvier, un accueil adapté à de jeunes enfants ne pourra pas matériellement être organisé. Ils rappellent que cette mesure vient s’ajouter aux multiples attaques contre le service public d’éducation, qui doit faire face à d’importantes diminutions de postes et à la dégradation des conditions de travail des enseignants. Ils réaffirment que les villes n’ont pas à se substituer à l’Etat dans le cadre d’un conflit qui l’oppose à ses propres agents.

L’Education nationale est un service public d’Etat et c’est donc à l’Etat d’assurer la continuité de ce service, s’il le juge nécessaire.

Malgré les différences de traitement par la justice des différentes villes, les maires socialistes et apparentés de Seine Saint-Denis, restent solidaires et réaffirment avec force que la loi SMA est inapplicable, dangereuse pour les jeunes écoliers et cause de désorganisation majeure pour les services municipaux.

samedi, 17 janvier 2009

Manifestation du 17 janvier

Le rendez-vous est fixé à 14h00 sur le parcours de la manifestation:
Place Johann STRAUSS (10éme)  (Angle de la rue de Lancry et bd Saint Martin) prés de la place de la République.

La délégation du PS sera conduite par Bruno JUILLIARD, Secrétaire national du Parti socialiste.

lundi, 08 décembre 2008

Désormais quand il y a une grève en France, 2ème partie

Partie 2 (Voir article précédent, même sujet)

Une fois la liste établie et la grève annoncée, il s’agit pour le maire d’organiser « l’accueil » des enfants habituellement placés sous la responsabilité des enseignants de notre ville. Ce qui complique tout est que la garde doit être assurée en moins de 48 heures, « Dont au moins un jour ouvré », précise la loi. Ça ne laisse vraiment pas beaucoup de temps « ouvré » pour faire les choses sérieusement ! Autrement dit, il n’y a qu’un jour et demi pour organiser la garde par téléphone avec les volontaires, en trouver entre 50 et 160 suivant la participation, qui soient certains d’être libres dès le lendemain, leur indiquer l’adresse ou ils doivent se rendre, l’heure de début… Ça a toutes les chances de bien fonctionner !

Que se passe-t-il si, le jour de la grève, un « accueillant » se rend sur place et découvre que l’enseignant qui s’était déclaré gréviste est finalement présent à son poste, ce qui est évidemment son droit ? L’accueillant rentre chez lui et sera rémunéré tout de même.

Et s’il y a –disons – une cinquantaine d’accueillants dans cette situation ? Et bien l’autorité académique ne dédommagera la ville qu’au nombre réel de grévistes, alors que le maire rémunèrera tous les accueillants pressentis. Ce qui n’aidera pas nos finances.

Et si – bien que toutes les conditions soient théoriquement réunies pour que tout se passe bien : organisation, compétence… - il y a malheureusement un accident causé ou subi par un de vos enfants ? Réponse : «  la responsabilité administrative de l'Etat est substituée à celle de la commune dans tous les cas où celle-ci se trouve engagée en raison d'un fait dommageable commis ou subi par un élève du fait de l'organisation ou du fonctionnement du service d'accueil… il appartient à l'Etat d'accorder sa protection au maire lorsque ce dernier fait l'objet de poursuites pénales à l'occasion de faits… qui ont causé un dommage à un enfant dans le cadre de l'organisation ou du fonctionnement du service d'accueil ». Tant mieux pour le maire, tant pis pour l’enfant.

dimanche, 07 décembre 2008

Désormais quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit

Partie 1

La loi dite SMA (service minimum d’accueil), publiée le 20 août 2008, qui est mise en œuvre lorsque les enseignants des écoles élémentaires ou maternelles déposent un préavis de grève, fait débat dans les villes. Rappelons-en les principes : le maire doit, au préalable, établir (article 7) « une liste de personnes possédant les qualités nécessaires pour accueillir et encadrer des enfants ».

Pour recenser ces personnes, il suffit en principe de faire un simple appel au peuple avant tout bruit de grève et espérer recevoir des réponses. Combien faut-il de volontaires ? Il y a 160 enseignants sur la ville, s’il y avait 200 à 300 volontaires, ce serait bien, compte tenu de ceux qui ne seront pas disponibles ce jour là. Bien sûr, il faudra gérer la liste, tenir compte des changements de domicile, téléphone, radiation… Ça va être difficile, de toute façon…

Concernant les compétences requises, ne compliquons pas tout, disons pudiquement que l’État, dans ce cas précis, n’est pas regardant sur les capacités des gens en question Aucune velléité pédagogique, bien sûr. Tout majeur est supposé savoir accueillir et encadrer vos enfants, même plus ou moins bien. En fait, il ne s’agit que de les « garder » au pied levé pour éviter d’embêter les parents avec une grève stupide, tout en faisant en sorte qu’il ne se passe rien – ou presque – de grave. Il faut juste faire en sorte que personne ne s’aperçoive de la grève, sauf les enfants.

Tout est prévu pour ne pas faire appel aux gens pervers ou violents éventuellement présents sur la liste : « la liste est transmise à l'autorité académique qui s'assure, par une vérification opérée … dans les conditions prévues au code de procédure pénale, que ces personnes, préalablement informées de la vérification, ne figurent pas dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. Cette liste est transmise pour information aux représentants des parents d'élèves élus au conseil d'école. Les personnes y figurant sont préalablement informées de cette transmission. » On est rassurés, mais tout ça va faire du boulot…

Que dira l’autorité académique aux pédophiles notoires, s’il y en a ? Rien. « Lorsque l'autorité académique est conduite à écarter certaines personnes de la liste, elle en informe le maire sans en divulguer les motifs » Ce sera au maire de se débrouiller.

Article suivant, même sujet

jeudi, 20 novembre 2008

Là-bas si j'y suis et les Rased

Bien sur, vous connaissez l'émission de Daniel Mermet sur France Inter "Là-bas si j'y suis", on en a déjà parlé sur ce blog.

Mercredi dernier, Daniel présentait la bagarre des maitres E et G contre la suppression des Rased. Si ce point vous intéresse - il devrait...- écoutez / réécoutez l'émission en question.

Pourquoi les Rased sont importants, que vont devenir ces élèves en grande difficulté, pourquoi Darcos tue-t-il ce service gratuit pour les parents ? Tout est dit.

On est mal barrés !

vendredi, 31 octobre 2008

Voulez-vous aider les Rased

Voulez-vous aider les Rased (réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté) ? Et donc aider les maîtres G et E, spécifiquement formés et menacés de disparition, et finalement aider les enfants ?

C'est facile : signez la pétition. Déjà plus de 84 000 signatures.

Plusieurs Rased sont actifs sur Clichy-sous-Bois. Accepter la suppression des maîtres G et E, c'est accepter la suppression d'une aide efficace pour vos enfants à Pasteur, à Vaillant-Couturier, à Joliot-Curie...

Pour vous faire une idée de ce que sont les Rased, faites une petite recherche dans votre moteur favori. Juste un article ? Lisez ou écoutez le Café Pédagogique sur ce sujet.

lundi, 27 octobre 2008

Contre la suppression des Rased

Le Parti socialiste dénonce et s’oppose à la suppression, annoncée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy dans le cadre du budget 2009, des 3 000 postes d’enseignants (postes E et G) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.


Au moment où le ministre Darcos prétend lutter contre l’échec scolaire, cette mesure - qui annonce la suppression pure et simple des RASED d’ici 2012 - va de fait priver des dizaines de milliers d’élèves des aides spécialisées mises en œuvre dans le cadre de pédagogies différenciées, aggravant ainsi les inégalités entre les élèves.

Ces suppressions de postes d’enseignants spécialisés, ajoutées aux 10 500 autres suppressions de postes, s’inscrivent dans une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d’enseignement, alors même que l’Ecole publique et laïque devrait être au cœur des priorités de notre pays.

La mise en place des deux heures d’ « aide personnalisée » et les stages de remise à niveau  ne peuvent en aucune manière se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’Aides qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

C’est pourquoi, aux côtés des enseignants et des parents d’élèves, le Parti socialiste demande :
-    le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et de ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’éducation nationale),
-    l’abandon par le gouvernement de la suppression des 3 000 postes,
-    et que l’Education soit remise au cœur des priorités du budget de notre pays.

L’Ecole publique ne doit pas être considérée comme une charge mais comme un investissement sur l’avenir, pour l’égalité des chances et la réussite de tous les élèves.

Y.Trigance

mardi, 14 octobre 2008

Voeu de la municipalité sur le refus de mettre en place le Service Minimum d'accueil

Les élus municipaux présents lors du conseil du 14 octobre ont unanimement adopté le voeu suivant :

" Suite à la journée de grève dans l'Education Nationale le 7 octobre dernier, la municipalité de Clichy-sous-Bois dénonce la mise en place sous contrainte du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires prévu par la loi du 20 aout 2008.
La municipalité considère que les villes n'ont pas à se substituer à l'Etat dans le cadre d'un conflit qui l'oppose à ses propres agents. L'Etat est d'ailleurs le mieux à même de garantir la continuité de ce service public.
De plus, compte tenu du délai minimum pour déposer un préavis de grève, les mairies se trouvent dans l'incapacité d'assurer l'accueil de jeunes élèves dans des conditions de qualité, d'information des parents et de sécurité satisfaisantes. Les agents de mairie, dont le temps de travail est déjà occupé à des tâches indispensables, ne sont en effet pas formés pour encadrer ou instruire de jeunes enfants.
Cette loi aboutit par ailleurs à un nouveau transfert de charges aux communes, insuffisamment compensé par l'Etat.
Dans ces conditions, la municipalité refuse la mise en place du service minimum d'accueil.

Le conseil municipal est appelé à adopter le vœu refusant la mise en place du Service Minimum d'accueil. "

L'obligation de remplacer les enseignants absent n'est que l'une des mesures imaginées par M Darcos, ministre de l'Education nationale, pour déconstruire le service public de l'Education. Le Socialiste clichois y reviendra sous peu.

Voir par ailleurs la suite judiciaire donnée à cette mesure.

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