mercredi, 17 janvier 2007
Encore une affaire de patron voyou
Après avoir laissé 29 salariés de Roissy en carafe, l'entreprise Penauille laisse également 14 clichois, employés de ménage, sur le carreau.
En effet (voir le Parisien de ce jour), ayant perdu le marché de l'entretien des immeubles du Chêne Pointu, l'entreprise a indiqué à ses salariés clichois que, en conformité avec leur convention collective, ils devaient travailler pour le nouveau prestataire de services.
Manque de chance, ce dernier a déjà ses employés et nos clichois se retrouvent sans employeur, sans salaire, et sans possibilité d'être indemnisés par les Assedic car non licenciés…
Alors pour eux va se passer la chose suivante : comme les employés de Roissy, ils vont porter l'affaire devant les prud'hommes qui vont leur donner raison et condamner conjointement les deux prestataires, qui vont faire appel. L'affaire va durer des mois pendant lesquels les employés n'auront pas de salaire. Bien entendu, pendant ce temps les dirigeants de ces entreprises vont continuer leur petite vie tranquille sans aucun souci pour nourrir leurs enfants et payer leurs charges. Je suis certain que la situation à laquelle ils contraignent leurs salariés ne va même pas les empêcher de dormir !
Comment est-il possible, en France, au vingt et unième siècle, qu'une entreprise emploie des méthodes du dix neuvième siècle ?
Il va quand même falloir un jour s'occuper d'éradiquer la précarité organisée par ces patrons voyous (bien aidés, il faut le dire, par la législation du travail).
Oui, monsieur Sarkozy le Tranquille, une réforme du code du travail est vraiment nécessaire, mais pas du tout celle que vous souhaitez…
JF
17:50 Publié dans Clichy sous Bois, Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Penauille, chômage, licenciement





