mercredi, 14 mars 2007

Premières pierres à Clichy sous Bois et Montfermeil

Trois évènements majeurs hier à Clichy sous bois et Montfermeil, dans le cadre du Plan de renouvellement urbain (PRU): l'inauguration à Clichy de l'hôtel d'entreprises du parc de la Dhuys, allée Romain Rolland, la pose de la première pierre d'un immeuble de logements situé à l'angle des allées de Gagny et du Chêne Pointu, et d'un autre à Montfermeil, boulevard Bargue.

2007 Première pierre 060

(Photo : casques siglés Bouygues à l'entrée du chantier de logements du boulevard Bargue, à Montfermeil) 

Il s'agit là des tous premiers pas concrets du PRU, en discussion entre les deux villes et l'Etat depuis fin 2004, c'est dire l'ampleur des difficultés. Le PRU de Clichy sous Bois / Montfermeil est en effet le plus important de France, d'un montant  de 550 millions d'Euros, dépensés d'ici à 2013. De cette somme, 40% seront financés par l'ANRU (Etat), 44% par les bailleurs, 3% par les villes et la Communauté d'Agglomération, le reste se partageant entre le département, la région, l'Europe.

Pour faire quoi ?

Démolir 1600 logements, et les reconstruire, bien sur. Et même en reconstruire plus puisqu'à terme 2300 logements seront reconstruits. Réhabiliter tous les autres logements de ces quartiers, soit 1300 logements. Rénover les équipements scolaires et sportifs publics. Enfin, détruire la tour Utrillo, qui génère inutilement des coûts important à la Communauté d'Agglomération.

Claude Dilain et Xavier Lemoine, les maires des 2 communes concernées, ont donc posé les première pierres de ce vaste plan, entourés du Préfet JF Cordet, d'E Raoult, ancien ministre, de P Popelin, vice président du CG93, de P Van de Maele, directeur de l'ANRU. Le ministre Jean-Louis Borloo, fondateur de cette action, était retenu par d'autres engagements.  

Malgré la joie des participants, de nombreuse difficultés subsistent néanmoins : 

Tout d'abord les deux villes sont structurellement isolées des bassins économiques par un important manque de moyen de transport. Clichy sous Bois et Montfermeil sont les seules villes de Seine Saint-Denis, avec Coubron, à ne disposer ni d'une station de métro ni d'une gare RER. Les lignes de bus dont nous disposons sont lentes, irrégulières et d'un autre âge, totalement inadaptées aux besoins de la population. Cet isolement, s'il perdure, empêchera les habitants de se déplacer vers les emplois, les maintiendra dans uns situation de pauvreté, réduira à néant les lourds efforts de reconstruction. Nous nous félicitons de l'ouverture du tram T4, et souhaitons son prolongement vers nos deux villes.

Ensuite, des difficultés apparaissent dans le financement du PRU. Le directeur de l'ANRU estimait le manque de financement à 1 milliard d'Euros pour les six ans à venir. Le Canard enchaîné, lui, parle de 2... Clichy sous Bois et Montfermeil n'ont bien sûr pas besoin que les travaux s'arrêtent faute d'argent.

La population veut espérer. Elle écoute nos promesses depuis des années sans rien voir. Les premières grues vont maintenant apparaitre. Un signe qui ne trompe pas.   

mardi, 13 mars 2007

Le tram de Clichy-Montfermeil invité aux cérémonies du PRU

A la fin des cérémonie d'inauguration et de pose des premières pierres des premiers logements construits dans le cadre du PRU, Pascal Popelin a fait état de l'avancement du dossier concernant le débranchement du tram T4 :

"Un  mot  sur  les  transports :  c’est  un  aspect  essentiel  de  la  réussite  du  projet  qui  commence aujourd’hui. Chacun le souligne : dans un secteur si mal desservi, le besoin de mobilité pour les salariés, les habitants, la jeunesse, constitue un enjeu majeur. Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis  s’est  battu  -avec  d’autres  au  premier  rang  desquels  les  maires  concernés-  pour  que  le débranchement du T4 vers Clichy-sous-Bois et Montfermeil soit bien inscrit au contrat de projets entre l’Etat et la région Ile-de-France. C’est chose faite. Je me réjouis que les nécessaires études techniques de faisabilité et de recherche du bon itinéraire -qui demandent un travail fin et sérieux- avancent à un bon rythme et que ce dossier puisse bientôt être pris en compte par le Syndicat des transports  d’Ile-de-France,  courant  avril  semble-t-il,  d’après  les  dernières  informations  dont  je dispose. Je regrette en revanche qu’à ce jour, les discussions financières entre l’Etat et le Conseil régional qui ont précédé la signature du contrat de projet n’aient pas permis de résoudre le problème, pourtant essentiel, du financement. Que chacun le sache, au-delà des aspects techniques, cette question n’est toujours pas réglée."

Autrement dit, de l'espoir et de l'inquiétude... A suivre.

Discours complet sur http://www.pascalpopelin2007.fr/discours.html .

FM.

vendredi, 09 mars 2007

Sarkozy, les squats et l'immigration

medium_sarko-grimace.jpgJeudi soir sur France 2 Nicolas Sarkozy a posé la question de l'immigration comme une priorité. Il a déclaré que s'il était élu, il ferait voter dès juillet une nouvelle loi destinée à «encadrer le regroupement familial» (Libération de ce jour).

Un texte qui poserait trois conditions pour permettre à un étranger de faire venir sa famille en France :
  • qu'il ait un logement pour la loger «pour qu'il n'y ait plus de squats»,
  • qu'il ait des revenus pour la faire vivre
  • et «qu'on apprenne (...) des rudiments de français avant de venir en France».
Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, et donc actuellement en charge de ces dossiers, ignore-t-il donc que déjà actuellement quand un étranger demande le regroupement familial, il doit justifier d'un travail et d'un logement
Ignore t-il que le demandeur doit fournir un contrat de location, un contrat de travail et des fiches de paie ?
Ignore-t-il qu'une visite à domicile est effectuée pour vérifier l'état du logement et son adéquation à la composition familiale ?
Ignore-t-il qu'un demandeur ne satisfaisant pas à tous ces critères n'a aucune chance que son dossier de regroupement familial soit accepté par le Préfet qui dépend lui aussi du ministère de l'intérieur ?
Sa loi ne portera-t-elle que sur l'apprentissage de rudiments de français ?
 
Quant à la résolution du problème des squats, Monsieur Sarkozy, ne vaudrait-il pas mieux construire des logements sociaux, surtout là où l'obligation de 20% par la loi SRU n'est pas respectée - même à Neuilly sur Seine - ? Car les squats ne sont pas dus aux immigrants par la voie du regroupement familial mais à la pénurie de logements sociaux proposés à la location.
 
AM
 

jeudi, 08 mars 2007

Le vrai visage de la "cohésion sociale" de droite

Ci-dessous un extrait d'article vu sur le site du journal "Le Monde": "Plusieurs membres de l'association des Enfants de Don Quichotte, qui milite en faveur des sans-abri, ont été molestés par la police, mercredi 7 mars, aux abords du ministère délégué à la cohésion sociale, où ils étaient attendus pour une réunion.

Augustin Legrand, la figure de proue de la mobilisation en faveur des SDF, à l'origine de l'installation du campement le long du canal Saint-Martin à Paris, a été poussé à terre, frappé et menotté brièvement alors qu'il tentait d'entrer dans le bâtiment où la réunion devait débuter à 14 h 30. Un autre membre de l'association a également été poussé à terre et a reçu un coup à la tête, selon l'AFP, qui n'a toutefois constaté aucune interpellation.

Interrogés sur les raisons de cette intervention musclée, les policiers intervenus et leurs collègues, une douzaine au total, se sont refusés à tout commentaire, renvoyant la presse vers leur hiérarchie.

La réunion devait réunir les associations membres du comité de suivi des propositions faites par le gouvernement en faveur des SDF. A la suite du mouvement déclenché à la mi-décembre par les Enfants de Don Quichotte, ce comité de suivi du Plan d'action gouvernemental sur l'hébergement, annoncé début janvier par le gouvernement, se réunit tous les quinze jours au ministère de la cohésion sociale. La première réunion de ce comité de suivi, coprésidé par Catherine Vautrin et Jean-Baptiste Legrand, avait eu lieu le 18 janvier."

 Pour tous ceux qui avaient encore des doutes, il est désormais évident que pour le gouvernement actuel, comme pour le futur que souhaite Nicolas Sarkozy, les pauvres, les mal logés, les exclus de la société et leurs représentants ne les intéressent que le temps de faire des annonces démagogiques qui n'ont qu'une seule suite : le mépris.

 JF

jeudi, 15 février 2007

Logement : pour qui construit-on ?

Le gouvernement se gargarise d’avoir construit 350 000 logements en 2006, chiffre effectivement supérieur au rythme annuel de la construction depuis 20 ans. 

Ce qu’il oublie de préciser, c’est que la part des logements sociaux et des logements à prix abordables mis sur le marché par rapport aux logements chers est en chute libre ! Ainsi l’argent du contribuable permet à l’Etat de privilégier les logements privés et de dépenser plus pour des logements chers que pour le logement social. 

Le taux d’effort des ménages pour leur logement, c’est-à-dire la part qu’ils doivent y consacrer dans leur budget, a explosé de 20% depuis 2002, alors qu’il avait baissé de 1997 à 2002 sous le gouvernement de Lionel Jospin. Tandis que 1,3 millions de familles attendent un logement social et que 3,2 millions sont considérées comme mal-logées, la droite a réussi à faire du logement un produit de luxe. 

350 000 logements par an, certes, mais pour qui construit-on ? Le droit au logement opposable ? Mais de qui se moque-t-on ? 

Maximus

mardi, 06 février 2007

Borloo, Raoult et les chèques en bois de l’ANRU

Ah, ce Monsieur Borloo ! Si la droite ne l’avait pas trouvé, il faudrait l’inventer. Imaginez vous qu’il y a même des gens de gauche pour penser qu’il n’est pas si mal cet homme là, avec son plan de cohésion sociale et son programme de rénovation urbaine.

medium_Immeuble_200_px.2.jpgCe serait oublier un peu vite que derrière la vitrine de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), censée financer les projets de rénovation des banlieues, le magasin n’est pas si bien achalandé et le commerçant pourrait bien être obligé, à force d’engagements financiers hasardeux, de fermer la boutique. Ainsi, lors du conseil d’administration de l’Agence du 8 janvier 2007, c’est son directeur général en personne qui a averti ses collaborateurs qu’ils avaient dépassé de 1 milliards d’€ les dépenses prévues pour les six prochaines années. Selon les informations du Canard enchaîné, les experts de l’agence estimeraient même le montant du trou plus proche de 2 milliards d’€. S’il est évident que les banlieues ont besoin de moyens financiers importants pour leur rénovation, elles n’ont pas besoin de tels chèques en bois, que le gouvernement a d’ailleurs tendance à multiplier à l’approche de la présidentielle…

Eric Raoult et Ludovic Toro, qui n’en ratent décidément pas une, se demandent parfois ce que le Maire de Clichy a fait des milliards de l’ANRU. Eh bien Messieurs, vous devriez d’abord savoir que des milliards d’argent public ne se dépensent pas aussi facilement, du moins quand on est un élu local sérieux. La convention ANRU de Clichy a été signée en décembre 2004 et elle est entrée depuis la fin de l’année 2006 en phase de réalisations : livraison d’un nouvel hôtel d’activités pour les entreprises, démarrage d’un chantier de 53 logements sociaux, réalisation de travaux sur les terrasses de la Forestière, et une démultiplication des travaux est prévue en 2007 et 2008. Mais surtout, nous avons enfin la réponse à votre question sur les milliards soi-disant disparus de Clichy : dans une certaine mesure bien sûr, et toute proportion gardée, vous feriez mieux de vous inquiéter auprès de votre ami Borloo du fait qu’une bonne partie de ces milliards de l’ANRU ne sont que des chèques en bois !

Maximus

lundi, 22 janvier 2007

Salut l'abbé

Ce matin, l'abbé Pierre est mort.

Ce matin, les exclus, les déshérités, les mis au ban de la société sont orphelins.

Ce matin,  le froid revient et tu n'es plus là pour apporter un peu de chaleur dans leur coeur, un peu d'humanité dans leur vie.
Le 1er février 1954, tu as lancé l'appel qui t'a rendu célèbre :
"Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée. Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous en prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France, merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux sans-abri. Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : 5000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse, ne couchera ce soir sur l'asphalte ou les quais de Paris. Merci."
C'est, hélas, toujours d'actualité.
D'aucun diront que tu n'as rien pu changer, mais en fait, sans toi, beaucoup plus auraient été à la rue, été comme hiver. Beaucoup plus seraient mort de froid et de faim.
Si le Paradis existe, tu l'as mille fois mérité.
Salut l'Abbé.
 
JF

mercredi, 10 janvier 2007

Et pshiiitt, plus de SDF !

Décidément, pour résoudre tous nos problèmes, il faudrait une élection présidentielle tous les six mois ! Jean-Louis Borloo a annoncé hier une batterie de mesures destinées à répondre aux attentes des sans abris. "On lève le camp tout de suite" a annoncé l'association Les enfants de Don Quichotte. C'est formidable pour tous ces malheureux à la rue, mais...

 
Ce n'est pas immédiatement que les "campeurs" vont trouver un  toit digne de ce nom : toute une organisation est à mettre en place et rien ne sera vraiment commencé avant le printemps. Dans certaines villes, par exemple Paris, il y a déjà saturation dans les centres d'hébergement, quant au parc locatif... Va-t-on réquisitionner des logements vides ?
 
Que va-t-on dire à ceux qui ont un toit, mais qui sont très mal logés et qui attendent depuis plusieurs années pour certains ? Ils ne seront pas concernés par ce plan, car ils ne sont pas dans la rue, on ne les voit pas et on ne parle pas d'eux ... sauf au moment d'un incendie d'hôtel. Les logements sociaux promis ne seront pas construits par un coup de baguette magique. Il faudra certainement attendre encore plusieurs mois, voire des années.
 
Et l'application stricte de la loi SRU ? Où en est-on ?
 
Et ensuite, que va-t-on faire pour éviter de nouveaux sans abris qui viendront se rajouter à la triste cohorte déjà existante ? Quand va-t-on se décider à éradiquer la précarité de l'emploi, source de tous ces maux ?
 
Est-ce que le gouvernement actuel croit vraiment que c'est en faisant démonter les tentes, en "cachant" (tiens, Cachan...) la misère que les problèmes seront résolus ? Bien sûr que non : il s'agit encore d'un tour de passe-passe qu'on nous a déjà fait : et pshiiit ! il n'y a plus de problème !
 
Allons tous voter au printemps prochain pour une femme qui nous a démontré sa bravitude, et faisons en sorte que  pshiiit ! il n'y a plus de droite !
 
JF

mardi, 02 janvier 2007

Combien faudra-t-il de sans-abris pour que la société se réveille ?

medium_SDF_St_Martin.jpg

A l'heure où certains Français vont s'ennuyer six mois par an dans un petit village Suisse afin d'échapper à l'impôt, d'autres essaient de survivre à l'hiver sans toit et sans murs, même de bois. Au moment où tout le monde se souhaite une bonne année et une bonne santé, d'autres ne souhaitent qu'avoir un toit et un peu de chaleur, ainsi que la possibilité de pouvoir se laver avant d'aller travailler.
 
Car notre société en est là : beaucoup de ces sans abris qu'on nous présente hypocritement comme des clochards, ont un travail. Imaginez-vous un instant : il vous faut être au travail, mettons vers 8h30, vous avez passé la nuit dehors ou dans un abri de fortune, vous n'avez donc pas forcément bien dormi. Vous allez devoir tout d'abord vous mettre en condition pour aller travailler : vous laver, vous changer et aller à la recherche d'un endroit tranquille pour ce faire.
 
Imaginez-vous toujours composer avec la honte du regard des autres, qui vous dira "Quelle horreur ! il se lave dans les toilettes de la gare ! il pourrait faire ça ailleurs !". Et puis, malgré tous vos efforts, les nuits blanches passées à chercher un coin pour dormir, et la fierté qui vous empêche de demander de l'aide dans la famille ou chez des amis (quand il en reste), un beau jour votre patron va s'apercevoir de votre déchéance et, ne voulant pas s'encombrer d'un "problème", fini par vous mettre à la porte, histoire de vous aider à vous en sortir...
 
Et alors, c'est la spirale, le puits sans fond dont très peu arrivent à sortir. 
 
Et dire qu'il suffirait de peu de choses : tout d'abord, que toutes les communes appliquent la loi SRU, et que celles qui souhaitent rester hors la loi soient beaucoup plus lourdement pénalisées. Le versement de ces amendes sur un fond dédié permettrait de construire et de maintenir à l'année des centres d'accueil dignes de ce nom, où chacun aurait sa chambre, plutôt que ces dortoirs générateurs d'insécurité.
 
Ensuite, la réquisition des immeubles laissés vides par les investisseurs institutionnels que sont les banques et les compagnies d'assurance : beaucoup d'immeubles sont vacants à Paris pour des raisons spéculatives. Plusieurs dizaines de familles (oui ! des familles complètes, avec des enfants !) à la rue ou obligées de se loger en camping apprécieraient.
 
Enfin, il faudrait cesser de faire croire à l'opinion publique que le problème des sans abris n'est un problème que l'hiver. Ces gens-là sont aussi en galère au printemps, l'été et à l'automne, et ils apprécieraient certainement qu'on ne pense pas à eux seulement l'hiver pour se donner bonne conscience pendant les réveillons...
 
On peut toujours rêver, mais ... il suffirait que chacun d'entre nous donne 1,50 euros par mois pour que le loyer de 200000 logements soit financé. A trois personnes en moyenne par logement, fais tes comptes camarade !
 
Bon d'accord, ces logements n'existent pas. Mais qu'attend-on pour les construire ou pour réhabiliter ceux qui sont laissés à l'abandon ? Combien de tentes faudra-t-il dans la rue pour que la société se réveille ? Nul doute qu'un changement de société s'impose. Une société où la solidarité ne serait pas qu'une formule creuse qu'on ressort en période électorale. Comme par exemple un certain ministre de l'intérieur qui promet "zéro SDF" d'ici à deux ans, pendant que, de l'autre main, il fait expulser des familles entières...
 
Faisons en sorte que les propositions du projet socialiste soient appliquées. le moyen ? Que Ségolène Royal soit élue, et ensuite qu'une large majorité se dégage à l'Assemblée Nationale. Maintenant que beaucoup de français ont été convaincus d'aller s'inscrire sur les listes électorales, il va falloir convaincre ces mêmes personnes de se déplacer pour voter pour le seul projet vraiment solidaire : le projet socialiste.
 
Sinon, bonne année à tous et que vous ayez une bonne santé, un travail et un toit seront mes seuls souhaits de bonheur.
 
JF. 
 
Voir le dossier Logement.  

samedi, 30 décembre 2006

Un an déjà...

medium_DCP_1412.JPGIl  y a un an paraissait la première note de ce  blog. Je relatais les paroles de notre voisin Eric Raoult, maire du Raincy, qui trouvait des  "dysfonctionnement importants dans la gestion de la ville" de Clichy sous Bois, "notamment les questions de sécurité". Il demandait au Premier ministre "la mise sous tutelle et la nomination exceptionnelle d'un sous-préfet pour y seconder le maire".

Depuis, il manque toujours les mêmes logements sociaux au Raincy, et Moody's, constatant la bonne gestion de la ville de Clichy sous Bois, lui a attribué la notation A1.

Chacun fait ce qu'il peut.

En un an, près de 7 000 pages de ce blog ont été vues par 4 000 internautes. Merci de leur intérêt à ces quelques lignes, de leurs critiques et de leurs encouragements.

Bonne annés 2007 à nos lecteurs, nous leur souhaitons une excellente santé, bonheur et réussite.

Nous leur souhaitons surtout de se débarrasser de ceux qui trouvent plus facile d'invectiver les pauvres, les jeunes, les SDF, les banlieusards... que de leur trouver les solutions pour lesquels ils ont été élus.

Comme dit le MJS, en 2006, on s'est inscrits. En 2007 on vote et ils dégagent. 

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