jeudi, 09 octobre 2008

L'école, service minimum

Les maires ou représentants des 26 villes de gauche de Seine-Saint-Denis ont expliqué lundi pourquoi, contrairement à Paris, ils n'organiseront pas de service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève, à commencer par mardi. "Nous refusons d'être complices d'un gouvernement qui remet en cause le droit de grève et la qualité même du service public de l'Education nationale", a prévenu Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, en lisant une déclaration commune aux élus, parents d'élèves et représentants d'enseignants (FSU, Snuipp, SE Unsa, Sgen Cfdt, CGT Education).

Claude Dilain, qui préside l'Union départementale des élus socialistes et républicains, a par ailleurs estimé que "ce n'est pas normal que dans
des compétences régaliennes de l'Etat, le gouvernement se décharge sur les collectivités". Jugeant tour à tour la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) "inique" ou "inapplicable", les représentants Verts, PS, PCF, radicaux citoyens et radicaux de gauche ont aussi mis en avant des raisons pratiques (problèmes de recrutement, de sécurité et de responsabilités) pour refuser ce qu'ils jugent être une "garderie improvisée".

Darcos, le ministre, a demandé au préfet d'assigner en référé les maires récalcitrants. Aussitôt dit, aussitôt fait - ou presque - puisque le tribunal a estimé compte tenu des délais, plus rien ne pouvait être entrepris : « La présente requête étant parvenue au greffe du tribunal le 6 octobre 2008 à 21 h 39 (…), il apparaît que, dans les circonstances de l’espèce, aucune mesure utile ne peut plus être utilement ordonnée ce jour pour contraindre le maire à assurer l’accueil des enfants scolarisés », conclut l’ordonnance du juge des référés envoyée aux maires dans la journée d’hier.

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