mercredi, 31 octobre 2007
Le tram-train dans le lac
Depuis des mois on nous promettait de nouvelles études sur le projet de débranchement du T4 vers Clichy-sous-Bois et Montfermeil et depuis des mois nous attendions leurs conclusions. Elles devaient sortir au printemps, nous n’avons rien vu venir, et depuis pas de nouvelles.
Enfin, Monsieur Serge Méry, vice-président du conseil régional chargé des transports, a laché le morceau : « on ne va pas mettre le feu au lac avant les élections municipales de mars 2008 » s’indigne-t-il dans le journal « Le Parisien » du 30 octobre. Je suppose que c’est pour la même raison qu’il ne fallait pas effrayer l’électeur en juin, juste avant les élections législatives.
Cette déclaration me choque profondément. Elle montre tout le mépris de Monsieur Méry pour les habitants de nos deux villes qui peuvent bien attendre que la période soit favorable, c'est-à-dire qu’il n’y ait aucune élection en vue qui puisse remettre en cause le fauteuil de quelques hommes politiques de son espèce.
Pendant ce temps là, la colère continue à couver dans les banlieues et à force de ne pas vouloir mettre le feu au lac, c’est la ville toute entière qui peut à nouveau s’embraser à la moindre étincelle et l’eau du lac ne suffira pas à l’éteindre.
Ce projet est hautement symbolique pour nos villes : non seulement il doit permettre aux habitants de gagner leurs lieux de travail, d’études ou de loisirs plus facilement mais il représente aussi la volonté de la société de ne plus maintenir ces territoires à l’écart du reste de la région.
Mais il est plus facile de noyer un projet, fut-ce dans un lac que d’assumer un choix politique qui puisse changer la vie de 55 000 habitants et leur permettre de redresser la tête.
AM
17:40 Publié dans Tram train | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sege Méry, tram train






Commentaires
Certainement que ce monsieur n'a pas l'habitude de prendre les transports en commun pour se rendre tous les jours à son travail.
Certainement que ce monsieur ne réside pas dans une banlieue enclavée, délaissée et dont les habitants ne l'intéressent qu'au moment des élections.
Ce genre de comportement dédaigneux et cynique n'est pas digne d'un homme qui se prétend être de gauche.
Ecrit par : Jean-François | jeudi, 01 novembre 2007
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