lundi, 24 septembre 2007

La France est en failllite

641c58839aaa7158ac47254a6957ed61.jpgC'est la dernière déclaration choc de François Fillon : "la France est en faillite".

Bon, évidemment, il essaie d'exister avec des phrases fracassantes, sans quelquefois réfléchir à leur impact, ou à ce qui se trouve derrière.
Par exemple, dans ce cas, on pourrait se poser cette question : "Et qui c'est t'y qu'est au pouvoir depuis mai 2002 ?".
Autre question : "Qui c'est t'y qui vient de faire un cadeau fiscal de 15 milliards d'euros par an aux classes les plus aisées ?".
Réponse aux deux questions : les mêmes.

Plus sérieusement, le président actuel et son gouvernement sont au courant depuis très longtemps des déficits important de notre pays et ce d'autant plus qu'ils ont animé les derniers gouvernements. D'ailleurs, cette question des déficits n'a-t-elle pas été un thème de campagne ?
Mais au fait, pendant cette campagne, n'a-t-il pas été question de réduire le train de vie de l'état afin, justement, de réduire la dette ? Et combien coûtent les aménagements des différentes résidences de Sarko ? Et combien a coûté le conseil des ministres à Strasbourg ? Et combien coûte le déménagement du Boutin's Circus à Lyon ? Sans parler du voyage au Groënland de Borloo (il a certainement ramené des glaçons...).
 
Alors quelles solution vont-ils trouver pour réduire ces déficits ?
Taxer les bénéfices monstrueux des compagnies pétrolières ? Relever le niveau d'imposition des plus riches ? Baisser la TVA pour relancer la croissance ? Réguler les prix des laboratoires pharmaceutiques afin de réduire les déficits de la Sécurité Sociale ? Taxer les plus-values des actions et les stock-options ?
Que nenni ! Comme "ensemble, tout est possible", ils vont plutôt sortir de leur chapeau un truc du genre "on va augmenter la TVA de cinq points dont deux qui iront à la réduction de la dette".

Comme ça, une fois encore, les plus modestes auront encore plus de mal à boucler leur budget, et les plus aisés ne s'apercevront de rien.
 
Crédit photo : Fillon à Nimes en février avec Roland Chassain. A cette époque, tout était encore possible.  

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